La NEWSLETTER d'  
 
  N°15—  mai 2015
 
Le mot du Président
Malheureusement nous commençons ce courrier en ayant une pensée pour les 46 militaires et 26 civils, nigériens, assassinés par Boko Haram à la fin avril. La sécurité n’est pas encore assurée dans notre zone d’action. Traiter d’éducation comme nous le faisons ici est un acte de résistance face à la barbarie.
 
Comme nous le savons tous, pour qu’un enfant acquière des connaissances et une capacité de raisonnement, il faut la conjugaison de trois facteurs : le travail de cet enfant en toute priorité, un enseignant et une méthode d’enseignement efficace, un soutien attentif des parents. Notre action d’éducation, pour produire de bons résultats doit se préoccuper de ces trois facteurs.
 
Un accompagnement personnalisé et attentif de l’élève lui permet de donner toute sa mesure, notamment en veillant à son ardeur au travail. A Niamey, notre équipe suit de près les boursières. A Zinder et dans son antenne de Niamey, une équipe éducative, aux pratiques mises en place dans la durée y veille.
 
Un accompagnement personnalisé et attentif de l’élève lui permet de donner toute sa mesure, notamment en veillant à son ardeur au travail. A Niamey, notre équipe suit de près les boursières. A Zinder et dans son antenne de Niamey, une équipe éducative, aux pratiques mises en place dans la durée y veille.
Nous avons peu de prise sur les méthodes et les pratiques d’enseignement en vigueur dans les écoles nigériennes (nous ne sommes pas des spécialistes, mais comme tout parent nous pouvons constater ce qui est efficace). Nous avons découvert à Niamey une école pratiquant une méthode d’apprentissage (proche de la méthode gestuelle) de la lecture et du français, et développant la capacité de raisonnement. A la rentrée 2015, nous aurons une dizaine de boursiers dans cette école. Pour les plus grands des entretiens visant à développer la compréhension et la confiance en soi sont mis en place.  Ces séances sont aussi importantes à nos yeux que le soutien scolaire classique. 
 
Les parents doivent être motivés pour soutenir leurs enfants ; l’illettrisme de beaucoup d’entre eux ne doit pas les empêcher de le faire. Quand la scolarité est prise en charge par d’autres, bien souvent les parents estiment que ce n’est plus leur affaire. On le voit aussi bien à l’internat que pour les boursières. Il nous faut trouver la méthode pour qu’ils prennent conscience de leur rôle.
 
Voilà les préoccupations qui sont les nôtres pour le volet éducation de notre action. Les bonnes idées et les indications de documents pouvant nourrir l’action sont les bienvenues !
 
Pour conclure, je reprends mon antienne : aidez-nous et suscitez de nouveaux soutiens autour de vous.
 
Bien cordialement à vous tous.
 
Luc Barbier  
 
Un avenir pour certains de nos enfants ?
Certains internes rentrent dans la vie active. Espérons pour les plus prometteurs d’entre eux qu’ils participent à des initiatives comme celle des Zorros de Zongo, ZZ, présentée ci-dessous.
Zorro est le célèbre vengeur masqué qui combat l’injustice, et nous sommes tous potentiellement des Zorros. Zongo est le nom du quartier d’affaires à Niamey, soulignant le caractère entrepreneurial et dynamique de nos actions.

Qui sont ZZ ?
Nous sommes des anonymes africains, heureux de représenter la diversité culturelle et professionnelle nigérienne, qui souhaitons promouvoir l’entrepreneuriat au Niger et en Afrique.
Depuis quelques années, l’idée d’entreprendre gagne de plus en plus le continent africain. Dans plusieurs pays africains, on voit de nombreuses entreprises se créer dans des domaines assez variés et souvent par des jeunes. L’entrepreneuriat doit exploiter le potentiel africain en matière d’innovation et permettre ainsi d’aider à résoudre le problème de l’emploi et en même temps de réduire la pauvreté.

Nos objectifs
Notre principal objectif est de faire du social business * sur la durée au Niger et en Afrique. Nous avons conscience du rôle que jouera l’entrepreneuriat dans le développement de chaque pays du continent.

Pour ce faire, notre action s’articule autour des objectifs suivants :
• Porter des projets au Niger et en Afrique.  
• Créer un réseau dynamique : nous venons à la rencontre de tous les passionnés d’Afrique, en particulier les entrepreneurs issus des différentes diasporas africaines afin de découvrir et échanger sur leurs initiatives.
• Accompagner les entrepreneurs dans leur développement au Niger : point d’entrée vers des spécialistes nigériens dans différents domaines, nous les mettrons en relation avec les personnes clés pour leurs projets.
 
• Valoriser l’image du Niger : tout nigérien est un potentiel ambassadeur de sa culture et de son pays. C’est pourquoi, nous mettons en avant un Niger qui avance; un pays peu connu de tous mais riche en perspectives et initiatives.

Le projet  s’inscrit dans un esprit de partage, d’échange et d’entraide, le tout saupoudré d’un zeste de convivialité et de dynamisme.

Leur site web: www.collectifzz.com

La diaspora nigérienne en France
 
Pour la première fois, la diaspora nigérienne en France s’est réunie pour une journée culturelle, très réussie, animée et riche en rencontres. La partie « débats » avait pour thème « l’entreprenariat des jeunes »et était illustré de plusieurs témoignages. Nos adhérents nigériens y étaient, nous les avons rencontrés. Nous avons aussi pu échangé avec M. Basoum et M. Mayaki, ambassadeur du Niger en France.
 
 

 
L’action dans les villages
La rigueur de notre suivi exercée dans le temps et la qualité exceptionnelle de notre animateur ont fait qu’aucune femme des groupements que nous soutenons n’a abandonné depuis 2007 et maintenant apparaît une demande forte de plusieurs groupements féminins de la zone Takieta, mais aussi de celle de Tanout, plus difficile à gérer en raison de l’éloignement. Ainsi à Zanni 1, à Tegoumar,  les femmes, livrées à elles-mêmes pendant de longs mois suite à l’insécurité et à l’accident de notre animateur, ont continué à faire fructifier l’argent du groupement obtenu suite à la vente de chèvres. Cette persévérance doit être reconnue par un soutien renforcé. Et de nouvelles activités ont repris auprès de ces femmes malgré la distance.

 
  Notre action se diversifie également en fonction des besoins des villages. Aux actions traditionnelles de  micro-crédits et d’embouche (engraissement d’animaux) s’ajoutent  la culture du moringa (plante qui pousse aisément dans ces zones sablonneuses et arides), et le warrantage (emmagasinage de mil pour une revente quand l’offre se raréfie). 
 
Les sommes allouées atteignent maintenant des chiffres très importants pour les femmes, 641 euros pour le contrat le plus élevé, car les intérêts que les femmes payent à chaque injection de capital lors d’une nouvelle activité, sont alors réinvestis. Petit à petit le capital a ainsi augmenté sans que l’association ait besoin de réinjecter des fonds.

 
 
La diversité des avenirs
Le temps s’est écoulé depuis l’ouverture de l’internat… les enfants  sont devenus des adolescents et les parcours se diversifient ! Rien de tel que les photos pour en prendre conscience.
Nourra, arrivé en 2010, enseignant stagiaire après le BEPC obtenu en 2014

 
 
 
 
Awa arrivée en 2006  élève en seconde au lycée Koara Niamey

Yaouh arrivé en 2010, futur couturier, spécialité broderie, après arrêt des études après la 5e
 
 
 
Les activités péri scolaires elles aussi ont évolué et le temps des échanges est arrivé : les jeunes de Niamey sont aussi investis dans l’animation dans un orphelinat à Niamey. 
 
 
Parrainages et vie associative
Les relations entre les parrains et leurs filleuls ne sont toujours pas aisées, mais les échanges personnels d’un nombre croissant d’entre eux est encourageant tant pour les filleuls que pour les parrains et marraines. Le groupe de parrains allemands est très actif. Bien entendu, nous réitérons notre appel : de nouveaux parrains sont les bienvenus (nous avons recruté vingt enfants en 2014 et certains anciens n’ont plus de parrains).
Plusieurs personnes ont décidé de participer à notre action en faveur des enfants défavorisés de Niamey en les parrainant. 
Notre assemblée générale s’est tenue le 9 avril, elle a été suivie d’un moment d’échanges riches autour d’un buffet.
Et comme toujours, vos dons sont les bienvenus pour permettre la poursuite de l’action.
 
"Dernière minute!"
Retour de la mission santé du Termit qui a pu effectuer des soins dentaires également.
Yaou est attendue par Mécénat Chirurgie Cardiaque le 12 05 à Paris pour son intervention.
Education et Santé sans Frontière
10 avenue Georges Mandel — 75116 Paris
Tél. 06 74 28 20 47 — email : contact@esafro.org