Lettre d'actualités EEE outre-mer - Février 2019
 
Si le message ne s'affiche pas correctement, cliquez ici pour voir la version en ligne
 
 
 Actualités outre-mer
 

ERADICATION DES RATS AUX MARQUISES : PREMIERE REUSSITE 

 
Le projet, mené par la Société d’Ornithologie de Polynésie (Manu), Island Conservation, BirdLife International et l’Association Vaiku’a i te manu o Ua Huka, a permis de préserver la plus grande colonie d’oiseaux marins de Polynésie, composée d’une population de 90 000 Sternes fuligineuses.

Les rats autrefois présents sur Teuaua avaient l’habitude de dévorer les œufs, les poussins d’oiseaux marins et les plantes indigènes. Sur cet îlot de Ua Huka, aujourd’hui indemne de ces rats envahissants, les oiseaux marins peuvent à nouveau nicher en toute sécurité et les plantes indigènes peuvent enfin prospérer.


Contact :Thomas Ghestemme (SOP Manu)
 

PACTE POUR LA SAUVEGARDE DU MONARQUE DE TAHITI

 
Les communes de Punaauia et Paea abritent les derniers spécimens de Monarque de Tahiti, un oiseau endémique en danger critique d’extinction, menacé par des espèces envahissantes comme le Martin triste, le Bulbul à ventre rouge et la petite fourmi de feu.
 
Afin de protéger durablement le Monarque de Tahiti, la Société d’Ornithologie de Polynésie (SOP) Manu a élaboré un pacte ou « Papature 'avei'a » pour la gestion de ces espèces envahissantes. Elle s'est appuyée sur les acteurs et décideurs locaux, parmi lesquels des représentants des communes de Punaauia et de Paea ainsi que de plusieurs associations telles que l’association syndicale libre (ASL) du lotissement Te Maru Ata et l’association des copropriétaires de la vallée de Punaru’u Vai Ora.
 
Les signataires du pacte s’engagent à :
- Œuvrer pour limiter la prolifération des martins tristes et des bulbuls à ventre rouge ;
- Participer, favoriser ou encore accepter le piégeage des martins tristes et des bulbuls à ventre rouge ;
- Œuvrer pour limiter les invasions ou les ré-invasions de la petite fourmi de feu ;
- Participer, favoriser ou aider, à la prise en charge progressive des colonies de petite fourmi de feu. 

 
 
 

DETECTION PRECOCE ET REACTION RAPIDE SUR LA LIANE ENTADA RHEEDII A LA REUNION 


Largement répandue dans les pays de l’océan Indien, mais jusque-là absente de La Réunion, la liane Entada rheedii présente un comportement invasif pouvant causer l’effondrement de la canopée des forêts indigènes.

Début 2018,  un secteur enliané très dense sur la commune de Saint-Denis, étouffant la végétation, est signalé.

Suite à la détection précoce d’Entada rheedii, le Parc National de La Réunion, l’AVE2M et le Conseil Général de La Réunion se sont rapidement mobilisés afin d’éradiquer la station observée sur la commune de Saint-Denis. Après un premier repérage sur site, les semenciers d’Entada rheedii ont été balisés. Le 13 décembre 2018, un chantier de lutte a été organisé et a permis la coupe de 3 semenciers. Quelques jours plus tard, l’équipe est retournée sur le terrain pour récolter les dernières semences encore présentes. Une germination a d’ailleurs été observée, ce qui souligne l’importance de la récolte des semences après un chantier de lutte pour s’assurer de l’efficacité à long terme de l’action. La prochaine étape consiste à réaliser un suivi du chantier sous un à deux mois, afin d’en constater l’efficacité.
 
 

PUBLICATION D'UN GUIDE DE BONNES PRATIQUES HORTICOLES ET PAYSAGERES A LA REUNION


La DEAL, l’UNEP, l’UHPR, le CBNM, l’ARMEFHLOR et le Département de La Réunion publient un Guide de Bonnes Pratiques Horticoles et Paysagères relatives aux plantes invasives de La Réunion.
 
Ce guide, à destination des professionnels mais aussi des particuliers, sensibilise à la problématique des plantes exotiques envahissantes et met en avant des réflexes et pratiques culturales à adopter concrètement. Ainsi, connaître l’évolution de la réglementation, savoir choisir les espèces à produire sans nuire à la nature, savoir maîtriser la dispersion d’une plante déjà en terre, et diffuser cette information auprès des clients, sont autant de conseils que ce guide détaille aux acteurs des filières horticoles et paysagères de l’île.
 
En complément de ce guide, une liste des espèces végétales exotiques envahissantes ou potentiellement envahissantes, présentes ou non à La Réunion, et faisant l’objet de réglementations ou nécessitant de bonnes pratiques horticoles et paysagères est disponible en ligne, sur le site du Groupe espèces invasives de La Réunion.
 
 

PUBLICATION DE LA LISTE HIERARCHISEE DES PLANTES EXOTIQUES ENVAHISSANTES DE MAYOTTE


La liste hiérarchisée des plantes exotiques envahissantes et potentiellement envahissantes de Mayotte a été adoptée le 4 octobre 2018 par le Groupe espèces invasives maorais.  Cette liste évolutive complète la stratégie de lutte contre les plantes invasives dont le plan d'actions a été également validée en 2018.

 
Contact : Miguel Lafalma-Diaz (DEAL Mayotte) et Sébastien Traclet (CBNM, Mayotte)
 

RECONQUETE DE LA VEGETATION SUR l'ILE FOURCHUE (SAINT-BARTHELEMY) SUITE A l'ELIMINATION DES CHEVRES


Les chèvres ont été éradiquées de l'îlet entre 2003 et 2004. Les inventaires floristiques réalisés en 1980 (Stehlé, 1980) et en 2001 (Breuil, 2001), ainsi que ceux réalisés en 2011 (Breuil, 2011), 2017 et 2018 (données Agence territoriale de l'environnement), permettent  de comparer l’évolution des écosystèmes avant et après la suppression des chèvres.
 
En 14 ans, une augmentation impressionnante de 80% du nombre d’espèces de plantes est constaté. Plusieurs essences ont été apportées par des particuliers sur l’île, malheureusement principalement des espèces exotiques, mais aussi des espèces indigènes non citées par le passé, mais intéressantes pour la faune, comme l’Amarre Créole (Coccothrinax barbadensis) et le Raisinier bord-de-mer (Coccoloba uvifera). 
 
 
Contact : Karl Questel (ATE)
 
 

DECOUVREZ LE CENTRE NATIONAL DE RESSOURCES SUR LES ESPECES EXOTIQUES ENVAHISSANTES 


L'UICN France et l'Agence française pour la biodiversité ont lancé en décembre 2018 le Centre national de ressources dédié aux espèces exotiques envahissantes. 

Ce nouveau dispositif assurera l’élaboration de méthodes, le développement de formations, la capitalisation des connaissances et la diffusion de savoir-faire et de bonnes pratiques à destination de tous les acteurs concernés : gestionnaires d’espaces naturels, associations, chercheurs, collectivités, entreprises, établissements publics et services de l’Etat notamment. 
 
Il consacrera ses activités à toutes les espèces exotiques envahissantes de faune et de flore, dans les milieux terrestres, marins et d’eau douce, en métropole comme en outre-mer. Pour l'outre-mer, le Centre de ressources s’appuiera essentiellement sur le réseau de l’Initiative.
 
 
 
 
 
 

LANCEMENT DU PROJET "PROTEGE" DANS LES PTOM DU PACIFIQUE


La Communauté du Pacifique (CPS), le Programme régional océanien pour l’environnement (PROE) et l’Union européenne (UE) ont signé un accord pluriannuel en faveur du climat et de la biodiversité.
 
Le projet, baptisé PROTEGE (projet régional océanien des territoires pour la gestion durable des écosystèmes), vise à construire un développement durable et résilient des économies des Pays et territoires d'Outre-mer (PTOM) face au changement climatique en s’appuyant sur la biodiversité et les ressources naturelles renouvelables. Il prend la suite du projet INTEGRE (2013-2018).

Les investissements sont consentis au titre du 11ème Fonds européen de développement (FED) pour les PTOM. Les territoires concernés sont la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Wallis-et-Futuna et Pitcairn. 
 
La lutte contre les espèces exotiques envahissantes figure parmi les principaux axes du projet.
 
 
 Publications, rapports et lettres d'informations
 

Théses
 
Thibault, M. (2018). The red vented-bulbul (Pycnonotus cafer): invasion dynamics and ecological impacts of an introduced pest bird in New Caledonia and implications for management. Thesis. Massey University, Manawatu, New Zealand. Lien
 
Palmas, M (2017). Ecologie et impacts d'un prédateur introduit au sein d'un hot-spot mondial de biodiversité. Le chat haret Felis catus dans l'archipel néo-calédonien. These de doctorat. Université de la Nouvelle-Calédonie. Lien
 
Publications et rapports

Guide des bonnes pratiques horticoles et paysagères relatif aux plantes invasives à La Réunion. Lien
 
Libeau, M., Meyer, J. Y., Taputuarai, R., & Pouteau, R. (2019). Predicting the Invasion Risk of Miconia calvescens in the Marquesas Islands (South Pacific): A Modeling Approach. Pacific Science, 73(1), 17-34. Lien
 
Meyer, J. Y., Laitame, T., & Gaertner, J. C. (2019). Short term recovery of native vegetation and threatened species after restoration of a remnant forest in a small oceanic island of the South Pacific. Plant Ecology & Diversity, (just-accepted). Lien
 
Gronwald, M., Genet, Q., & Touron, M. Predation on green sea turtle, Chelonia mydas, hatchlings by invasive rats. Pacific Conservation Biology. Lien
 
Lettres d'information
 
 
Au sommaire :
- Prévenir les nouvelles invasions sur le territoire réunionnais
- Lutter pour préserver les milieux naturels et les espèces prioritaires
- Innover et échanger pour améliorer l’action durablement
- Actualités « Web » du Groupe Espèces Invasives de La Réunion
- Annonce : Journée d’échange du GEIR
 
 
Au sommaire :
- Appel à projets 2019 de la Direction de l'environnement
- Disparition aux Australes du Busard de Gould, rapace envahissant
- Pacte pour la sauvegarde du Monarque de Tahiti
- Parcours pédagogique autour de la rivière Vaiàu

Conformément à la loi RGPD mise en application à compter du 25 mai 2018, vous disposez d'un droit d'accès de rectification, d'effacement et d'opposition aux informations personnelles vous concernant, que vous pouvez exercer auprès de communication@uicn.fr 
 
Si vous ne souhaitez plus recevoir d'informations de notre part par email, vous pouvez vous désinscrire ci-dessous.